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LA STRUCTURE

Le complexe de toitures vegetalisées repose sur un élément porteur, qui peut être une structure légère (en bois, acier ou inox), ou une structure lourde (en béton).  Les matériaux et la conception de l’élément porteur conférera une résistance à la toiture, qui par la même déterminera le type de vegetalisation (extensive, intensive ou semi extensive). Dans le cas d’une renovation cet élément porteur peut éventuellement être renforcé dans des opérations de grands travaux, dans l’optique d’accueillir une toiture végétalisée. Il est à noter que cet élément porteur doit être conçu pour résister à des poids importants, le substrat végétal qu’elle supporte se gorgeant d’eau lors des épisodes pluvieux, orageux, voire neigeux. La masse totale de la végétalisation peut alors doubler, voire tripler. Au dessus de cet élément porteur est généralement disposé un pare-vapeur puis un isolant thermique de caractéristiques et d’épaisseur variable. Plusieurs procédés sont utilisés pour obtenir une couche d’étanchéité, mais il s’agit là d’affaire de spécialistes en étanchéité, nous vous invitons à visiter leurs sites internet (en lien pour la plupart). Il est à noter que son choix est affaire de spécialistes mais aussi que sa  pose requière un bon professionnalisme, car toute erreur pourrait être très préjudiciable au bâtiment. La couche d’étanchéité doit répondre à deux critères, résister au poids qu’elle supporte, mais également aux racines plantées dans le substrat et qui croissent au cours des années. Les plantes dont les racines sont jugées trop agressives sont proscrites de la toiture.

 

LA VEGETALISATION

Une couche de drainage est recommandée sur des toitures dont la pente est faible. D’une hauteur variant de quelques millimètres à un centimètre, elle se pose sur la couche d’étanchéité et doit être isolée du substrat par une toile non tissé. Elle a pour vocation de diriger l’eau de pluie vers les gouttières afin qu’elle soit évacuée de la toiture. Cette couche de drainage est essentielle afin d’éviter que l’eau ne stagne lors des fortes pluies et n’entraine, à terme, le dépérissement des plantes. Afin d’éviter que le drainage ne soit obstrué par des particules diverses, il est possible de lui adjoindre un filtre qui les retienne, tout en laissant l’eau s’évacuer.

 

Le substrat se compose généralement de nombreux éléments organiques ou minéraux, dans des proposions divers et variés selon les systèmes proposés. On trouve en autre des mélanges de terre et de compost végétal formé de feuilles, d’écorces mélangées à des agrégats de pierres légères de faible diamètre, de fibres de noix de coco, de pouzzolane … . Ce substrat peut avoir une épaisseur très variable, de l’ordre de quelques centimètres pour des rouleaux pré-cultivés (composés de sédum par exemple) à plusieurs dizaines de centimètres pour des substrats destinés à accueillir une végétalisation intensive et une plus grande variété de plantes. Plus le substrat est épais, plus il peut emmagasiner d’eau. Son poids est par conséquent extrêmement variable (une terre saturée en eau peut atteindre jusqu’à deux tonnes par mètre cube). En résumé, le choix, l’épaisseur et la proposition des matériaux vont conférer au système des caractéristiques de masse, d’inertie, de rétention en eau et air, de capillarité … . Selon l’épaisseur de substrat on différenciera plusieurs types de toiture puisqu’elles réuniront plus ou moins les mêmes caractéristiques.

Enfin, la couche végétale. Le choix des végétaux doit être élaboré en fonction de plusieurs éléments. Les plantes ne doivent ainsi pas posséder des racines agressives (comme le bambou ou les joncs), qui risqueraient de mettre en péril l’étanchéité de la toiture. Mais les végétaux choisis doivent également être adaptés aux conditions climatiques de la région où la toiture végétalisée s’implante. Le CERTU ou le RATHO ont réalisés des études sur les différentes espèces végétales pouvant être installées sur les toits. Les conclusions sont que les plantes dites succulentes ont la capacité de stocker facilement l’eau et les éléments nutritifs. Les plus utilisées appartiennent aux genres sempervivum ou sedum. Elles sont plus particulièrement adaptées aux climats secs, méditerranéens par exemple. Les plantes vivaces, ont une durée de vie de l’ordre de plusieurs années, mais leurs besoins en eau sont plus élevés.

Elles sont par conséquent davantage recommandées dans les régions où la pluviométrie est importante et régulière. Enfin, les plantes graminées dites « xérophiles » (dont les besoins en eau sont très faibles) se multiplient facilement grâce à la production de graines. Elles sont adaptées aux climats secs. (cf : F. LASSALLE 2006 : Vegetalisation extensive des terrasses et des toitures, editions Le moniteur)