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La végétalisation des toitures progresse peu à peu dans le paysage urbain. A Vitrolles, dans les Bouches-du-Rhône, 466 m² de verdure se déploient désormais sur le toit de la crèche municipale. C’est la société Soprema qui a été désignée pour participer à la mise en place d’une solution durable qui allie à la fois autonomie de focntionnement, économie d’arrosge et diversité végétale.
En France, 1 % des toitures sont concernées par le concept de végétalisation, avec 1,4 million de m² installés en 2012. Sachant que le patrimoine bâti français couvre actuellement 23 millions de m² de toiture-terrasses, une marge importante de progression reste donc à la disposition des installateurs et des communes. A la lumière de ces perspectives d’évolution, des préoccupations écologiques en milieu urbain, et du Grenelle de l’Environnement, les demandes des collectivités se multiplient, sensibles aux nombreux avantages des toitures végétalisées : protection de l’étanchéité, amélioration de l’inertie thermique, régulation des eaux pluviales dans l’environnement, impact visuel agréable… A Vitrolles, à l’occasion de la création d’une nouvelle crèche baptisée «Les Petits Robinson», le projet s’est inscrit dans le cadre de l’appel à projet Agir pour l’Energie «100 bâtiments exemplaires à basse consommation» porté par la Région PACA. Consciente de cet enjeu écologique et économique, la commune de Vitrolles s’est en gagée dans l’installation d’une toiture végétalisée sur près de 466 m² avec, côté Nord, une pente avoisinant les 15 %. Cependant, la mise en oeuvre de cet ensemble nécessite une application chronologique de supports étanches et rétenteurs tout en limitant les contraintes de portance.

SUPPORT ISOLANT, ETANCHEUR ET RETENTEUR
Tout d’abord, le complexe végétalisé repose sur un support porteur acceptant le poids de l’ensemble, soit 120 kg/m². Ce dernier est lui-même recouvert d’un complexe isolant composé d’une double couche de panneaux de laine minérale sur 20 cm. De plus, une membrane d’étanchéité, constituée d’une bicouche bitumeuse de 20 mm, vient se superposer sur l’isolant. La société Soprema a été choisie par l’étancheur Etphobat pour la fourniture et la mise en place des nattes Aquatex. Aquatex est formé de deux géotextiles entre lesquelles est pré-inséré un système de goutte-à-goutte dont les gaines sont espacées de 38 cm. «Le système de goutte-à-goutte assure un arrosage uniforme sans détourement de l’eau en cas de grand vent. Une économie de 60 % d’eau est réalisée par rapport à l’aspersion» précise Julien Abel, assistant technique régional en charge de ce projet. Le géotextile supérieur possède un rôle de diffuseur latéral de l’eau sur toute la surface. A l’opposé, la natte inférieure fait office de rétenteur et de stockage de l’eau (4 l/m²) facilement disponible pour les racines des végétaux. «Le plaquage des nattes Aquatex est facile à mettre en oeuvre. Livré en rouleaux de 1,2 m de large sur 25 m, Aquatex se déroule comme un tapis. Les étancheurs peuvent ainsi mettre en place la végétation et son système d’arrosage sans perdre de temps» ajoute-t-il. En ce qui concerne l’irrigation, les goutteurs sont espacés de 40 cm et apportent un débit constant de 0,6 l/h dans une plage de pression compris entre 0,4 et 2,2 bars. Par ailleurs, les nattes sont connectées ensemble en bout de ligne et raccordées au réseau d’alimentation via une nourrice couplée à un programmateur (électrovanne, régulateur de presion, filtre et programmateur) permettant le pilotage automatique du démarrage et de l’ârret des séquences d’arrosage.

 

SUBSTRAT DE VEGETALISATION
La strate suivante est un substrat de végétalisation de toiture ayant pour objectifs le support et l’ancrage des racines, la rétention d’eau et la nutrition des plantes tout en prévenant les risques de compactage dans le temps. Ce substrat de culture élaboré est ainsi composé d’agrégats minéraux (roche volcanique, pierre ponce, argiles expansés…) ainsi que de matières organiques conformément aux exigences énoncées par les règles professionnelles des toitures végétalisées. Ces caractéristiques techniques permettent ainsi une rétention d’eau de l’ordre de 20 à 25 litre/m².

ROULEAUX PRECULTIVES
La couverture végétale est effectuée à partir de rouleaux pré-cultivés de 1,2 m de large constitués d’une armature sur laquelle sont enracinés des sédums. D’une épaisseur minimale de 1 cm, les rouleaux sont plaqués sur les couches inférieures. «Les applicateurs utilisent bien souvent une bouteille de gaz pour compresser l’ensemble à la manière d’un gazon de plaquage» souligne Julien Abel. Posé bord à bord, les rouleaux peuvent être découpés à l’aide d’un cutter adapté à cet usage. Une fois déposé, les tapis de sédum couvrent l’ensemble au bout de 3 à 4 semaines. De plus, pour ajouter des couleurs et des formes de feuillage variées, l’quipe de maîtrise d’oeuvre de l’opération de la crèche de Vitrolles a souhaité que l’on insère des vivaces dans les tapis de sedum, notamment au point les plus bas du toit afin de profiter du gradient hydrique que peu de substrat. Ainsi, près de 600 vivaces ont été plantées directement dans les rouleaux pré-cultivés de manière à réaliser sur ce toit, plusieurs massifs paysagers. Livrées en godet, les vivaces sont espacées tous les 40 cm en suivant la décivité pour former au final, une vague fleurie teintée de bleu avec les saponaires et les iris, de blanc avec des gypsophiles ou bien encore de violet avec des civettes.

 

Article parut sans le magazine Horticulture & Paysage